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Comment estimer sa vitesse de marche en randonnée ?

Le calcul de votre vitesse de marche après une randonnée vous parait certainement futile si vous êtes débutant. Pourtant, il est considéré comme une base par les randonneurs expérimentés, un rouage essentiel d’une randonnée réussie et sans danger. Pour comprendre cette position, il va nous falloir comprendre l’intérêt de savoir calculer la vitesse moyenne d’une marche. Il nous faudra aussi aborder les paramètres qui peuvent réduire cette vitesse au cours de la randonnée ainsi que la différence fondamentale entre une randonnée en plaine et en montagne. Envie de tout connaître sur l’estimation de la vitesse de marche en randonnée ? Vous êtes au bon endroit !

Figure 1 : le calcul de sa vitesse de marche est l’une des principales composantes d’une randonnée réussie

Savoir calculer sa vitesse de marche : pourquoi est-ce important ?

Avant de nous pencher sur le calcul de la vitesse de marche en lui-même, abordons ensemble l’importance de ce calcul.

Mieux prévenir les heures d’arrivée

Lorsque vous êtes capable de calculer votre vitesse de marche moyenne, vous devenez capable de prévoir l’heure approximative d’arrivée. C’est donc une base essentielle si vous souhaitez ne pas revenir en pleine nuit à la simple lumière de votre lampe frontale ! En fonction du paysage et de la déclivité du terrain, il est également bon de savoir que votre vitesse de marche varie sensiblement. Cela affectera donc votre heure d’arrivée mais aussi votre temps de parcours total. Vous avez peut-être d’ailleurs remarqué que les sentiers et les boucles de randonnée sont indiqués en temps de marche en montagne et non en kilomètres. C’est tout simplement parce que, justement, votre vitesse de marche n’est pas du tout la même en montagne et en plaine !

Améliorer sa préparation en amont

Vous l’aurez compris, le fait de connaître sa vitesse de marche moyenne en fonction du type de paysage vous permettra de planifier à la perfection toutes vos randonnées. C’est particulièrement important si vous comptez effectuer un chemin de grande randonnée ou GR, qui se compose d’une myriade d’étapes très différentes les unes des autres. Durant un GR, vous pouvez tomber sur une étape de plaine le premier jour et de moyenne montagne le lendemain. Pour que vous puissiez atteindre votre prochaine étape sans encombre, vous devrez connaître vos capacités de randonneur et donc votre vitesse de marche. Sans cela, vous prenez le risque de mettre le double ou le triple de temps pour finir cette étape.

Figure 2 : connaître sa vitesse moyenne en toutes conditions permet de préparer parfaitement une randonnée

Les paramètres qui font varier votre moyenne

Nous l’avons vu, notre vitesse de marche n’est jamais la même. Elle peut changer à cause de nombreux de ces facteurs les plus courants :

  • Le dénivelé : pour vous donner une idée, le Club Alpin Allemand a calculé qu’en moyenne, la vitesse de marche d’un randonneur était de 4 km/h en plaine, de 300 m/h en montée et de 500 m/h en descente.
  • L’équipement : ici, c’est surtout le type de chaussures qui aura une incidence sur votre vitesse de marche, car vous irez bien plus vite avec des chaussures de randonnée qu’avec des chaussures de ville. L’utilisation de bâtons de marche a aussi une incidence dans le cadre d’une randonnée en montagne.
  • Votre état de fatigue : elle va de pair avec la distance que vous souhaitez parcourir. Votre moyenne des 10 premiers kilomètres est souvent supérieure à celle située entre le kilomètre 10 et le kilomètre 20.
  • Vos capacités physiques : elles englobent aussi bien votre âge que votre entrainement. Autrement dit, plus vous êtes entrainé et plus votre vitesse de marche sera élevée. Plus vous serez jeune, et plus elle sera basse.
  • La météo/la saison : Pour un même parcours, votre vitesse de marche sera plus élevée en été qu’en hiver. Dans le même registre, le fait de marcher sous la pluie battante, les fortes chaleurs ou un vent violent vous fera perdre en vitesse.
  • La préparation de la randonnée : plus vous aurez étudié le parcours et les lieux importants où changer d’itinéraire et moins vous aurez de risques de vous perdre. N’hésitez pas à jeter un œil à notre article qui traite de la manière de suivre le balisage en randonnée, qui vous sera fort utile !
  • Les pauses : enfin, n’oubliez pas que, même si vous marchez à une vitesse de 6 km/h, cette moyenne va automatiquement diminuer dès que vous déciderez de prendre une pause. Les pique-niques du midi ou les éventuelles visites sont autant de périodes qui sont oubliées par les randonneurs néophytes lors du calcul du temps de marche.

Méthode de calcul de vitesse de marche

Vous désirez savoir calculer votre vitesse de marche sur la totalité d’une randonnée, après une journée de marche ou sur un tronçon en particulier ? Voyons ces différents calculs ensemble.

En contexte de randonnée en plaine

Calculer sa vitesse de marche en plaine ou sur un terrain plat est extrêmement simple. Il suffit de prendre la même formule que lorsque vous conduisez : cela vous donnera un résultat en kilomètre par heure (km/h).

Calcul de vitesseDistance totale parcourue / temps de marche en heures

Illustrons cette formule par un exemple concret avec la Roselière de Maincourt, trouvé sur le site Visorando. Vous remarquez que la distance totale de la randonnée est de 9,08 kilomètres. Maintenant, imaginons que vous ayez terminé cette marche en exactement 2 heures. Pour connaître votre vitesse de marche moyenne, sur toute la durée du parcours, il vous suffit de diviser 9,08 par 2, soit 4,54 km/h.

N’oubliez pas que, pour calculer votre vitesse de marche, vous ne devez prendre en compte que les périodes pendant lesquelles vous étiez en train de marcher. Dans le décompte, supprimez donc les pauses ou autres arrêts !

Le calcul en terrain à forte déclivité

Les terrains en pente, appelés aussi à forte déclivité, sont plus difficiles dès qu’il s’agit de calculer la vitesse de marche. En effet, la distance parcourue sur une pente à 20% est une notion floue pour ne pas dire problématique. Les questions les plus courantes sont « doit-on prendre en compte les mètres linéaires ? » ou « comment prend-on en compte les variations d’altitude ? ». Pour comprendre les explications qui vont suivre, je vous renvoie tout d’abord vers notre article précédent : comprendre les calculs de dénivelé en randonnée. La notion de dénivelé est essentielle pour comprendre la manière de calculer la vitesse de marche en montagne.

Maintenant que vous êtes familiarisé avec la notion de dénivelé positif et négatif, voyons le calcul ensemble. En montagne, vous pouvez bien sûr reprendre le même calcul que pour une randonnée en plaine. Vous aurez un résultat donnant votre vitesse de marche moyenne, très éloigné de la réalité. La randonnée du sommet du petit vallon, sur le site Visorando, est un bon exemple. Elle présente une distance totale de 15,01 kms pour un dénivelé positif de 1261m et un dénivelé négatif de 1255m. La durée totale de marche est estimée à 7h55, mais nous allons arrondir à 8h pour plus de facilité. Vous remarquez que la vitesse semble incroyablement faible puisque nous obtenons une vitesse de marche moyenne de l’ordre de 1,88 km/h seulement ! C’est tout simplement parce que les montées (dénivelé positif) et les descentes (dénivelé négatif) vous forcent à diminuer votre vitesse de marche.

Il est alors intéressant de voir à quelle vitesse vous montez et vous descendez sur les sentiers de montagne. Cela vous permettra de préparer avec la plus grande précision le GR20, par exemple ! Pour calculer ces deux vitesses, c’est très simple : prenez la distance du dénivelé positif et divisez-la par le temps de montée. Vous obtiendrez votre vitesse de marche en montée. Pour la descente, le calcul est le même mais avec les chiffres du dénivelé négatif.

Pour préparer au mieux une randonnée en montagne, vous comprenez donc que ce qui compte, ce n’est pas tant la distance totale à parcourir, mais plutôt le dénivelé et le temps de parcours ! Ne vous lancez pas dans une randonnée de 20 kms à la journée dans les Alpes, car vous risquez de revenir à la lumière de votre lampe frontale ! Un calcul minutieux des paysages de plaine, des deux dénivelés et des pauses que vous prendrez est la base de toute planification de randonnée en haute-montagne.

Pour conclure

Le calcul de votre vitesse de marche en randonnée est une chose simple dès lors que vous restez sur un parcours plat ou peu vallonné. Il suffit de diviser la distance totale parcoure par le temps de marche (en heures). Pour obtenir un résultat centré entièrement sur la vitesse de marche, pensez à supprimer les temps de pauses, de visite et autres de votre temps total de randonnée. Sinon, vous pouvez les prendre en compte, cela vous aidera à estimer votre temps de parcours sur une étape de GR. C’est donc un système idéal pour la planification des randonnées à la journée ou sur plusieurs jours. Ce calcul simple vous aidera à atteindre la prochaine étape avant que la nuit ne tombe. Par contre, les parcours de randonnée en montagne sont différents. Pour ces derniers, vous devez calculer la vitesse de marche pour chaque tronçon : les montées, les descentes et les périodes de plaine. En connaissant votre vitesse dans chaque contexte de randonnée, vous pourrez planifier chaque parcours avec la plus grande minutie et vous attaquer à tous les GR ! Alors, prêt à tenter le fameux GR 20 ?

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